Acteurs humanitairesProgramme de 5 jours

Mesures antiterroristes & gestion des risques humanitaires à Paris

Dates8–12 févr. 2027
DestinationParis, France
LieuIBIS Paris Porte d'Italie
Inscription avant le20 déc. 2026

Points clés

Dates
8–12 févr. 2027 (5 jours)
Lieu
IBIS Paris Porte d'Italie, Paris, France
Frais par participant
3 950 £ (GBP)
Paiement
Sur facture et par virement bancaire
Clôture des inscriptions
20 déc. 2026
Certificat
Certificat de participation

Présentation du programme

Les organisations humanitaires interviennent souvent dans des lieux où des groupes armés sont désignés au titre de lois et de sanctions antiterroristes nationales ou internationales. Ces mesures répondent à des motifs de sécurité légitimes, mais elles créent aussi des risques réels pour une aide fondée sur les principes : clauses de financement difficiles à appliquer, banques qui retardent ou refusent les virements, exigences de filtrage des partenaires et des bénéficiaires, et insécurité juridique pour le personnel chargé de négocier l'accès.

Des recherches indépendantes documentent ces effets depuis plus de dix ans. Une étude de 2013 publiée avec le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) et OCHA a montré que les mesures antiterroristes restreignaient les financements, bloquaient des projets et encourageaient l'autocensure, avec des études de cas en Somalie et dans le Territoire palestinien occupé. Les travaux ultérieurs du NRC ont montré que ces mesures peuvent limiter la capacité à fournir l'aide en fonction des seuls besoins.

Les règles ont depuis évolué de manière importante. La résolution 2664 du Conseil de sécurité des Nations unies, adoptée le 9 décembre 2022, a créé une exemption humanitaire aux gels d'avoirs de l'ONU, et la résolution 2761 de décembre 2024 l'a étendue sans limite de durée au régime visant l'EIIL et Al-Qaida. L'UE a intégré l'exemption dans son propre droit des sanctions en mars 2023, et le Groupe d'action financière a révisé en novembre 2023 sa Recommandation 8 relative aux organismes à but non lucratif pour exiger des mesures ciblées, proportionnées et fondées sur les risques.

Ce programme de cinq jours à Paris aide les responsables humanitaires à comprendre ces cadres et à mettre en place des systèmes internes de gestion des risques qui protègent à la fois l'organisation et ses principes. Il porte sur la conformité, la diligence raisonnable et la sécurité du personnel des organisations d'aide, et non sur les opérations de sécurité.

Paris s'impose naturellement : la ville accueille le secrétariat du GAFI au sein de l'OCDE ainsi que de nombreuses ONG humanitaires françaises, et les juridictions françaises se sont récemment prononcées sur les exigences de filtrage des bénéficiaires.

Le programme renforce les capacités institutionnelles en matière de

  • Comprendre les cadres onusiens, européens et nationaux de lutte contre le terrorisme et de sanctions
  • Appliquer correctement les exemptions et dérogations humanitaires
  • Interpréter les clauses antiterroristes des accords avec les bailleurs
  • Évaluation des risques des programmes dans les zones à haut risque
  • Gestion des risques de l'organisation en lien avec les sanctions et la lutte contre le terrorisme
  • Diligence raisonnable proportionnée envers les partenaires
  • Positions sur le criblage des bénéficiaires conformes aux principes humanitaires
  • Contrôles contre le détournement dans les achats, les transferts monétaires et les distributions
  • Accès aux services financiers et relations avec les banques
  • Documentation et pistes d'audit pour la conformité
  • Codes de conduite et politiques internes de lutte contre le terrorisme
  • Sécurité du personnel et devoir de protection dans les contextes à forte menace
  • Sensibilisation juridique du personnel qui négocie l'accès
  • Signalement et remontée des incidents
  • Dialogue avec les bailleurs sur le partage des risques
  • Supervision des risques par le conseil d'administration et la direction
  • Suivi et revue des contrôles des risques

Le programme s'appuie sur les orientations publiées par l'ONU, l'UE, le GAFI, le NRC, le CICR et d'autres organismes humanitaires, et maintient toutes les discussions dans un cadre neutre, centré sur des pratiques licites et fondées sur les principes.


L'importance croissante de la gestion des risques liés aux mesures antiterroristes pour les acteurs humanitaires

Le terrorisme reste une menace grave dans de nombreux lieux où interviennent les humanitaires. Le Global Terrorism Index 2025 a recensé 7 555 décès liés au terrorisme en 2024, dont 51 % au Sahel, et a classé le Burkina Faso, le Pakistan, la Syrie, le Mali et le Niger parmi les pays les plus touchés. L'édition 2026 fait état d'une nouvelle baisse des décès en 2025, mais le Sahel concentre toujours plus de la moitié du total mondial. Les besoins humanitaires sont souvent les plus importants précisément dans ces régions.

Dans le même temps, les travailleurs humanitaires sont exposés à des niveaux de violence records. Selon l'Aid Worker Security Database, publiée par OCHA, 383 travailleurs humanitaires ont été tués en 2024, contre 293 en 2023. Cette combinaison de besoins élevés, d'insécurité et de règles juridiques denses fait de la gestion des risques une fonction de direction essentielle, et non une simple fonction support.

Le cadre juridique évolue aussi en faveur d'une action fondée sur les principes, mais seulement pour les organisations capables de démontrer des contrôles solides. Les exemptions de l'ONU et de l'UE, ainsi que la norme révisée du GAFI, partent toutes du principe que les organisations humanitaires appliquent une diligence raisonnable crédible et peuvent l'expliquer aux bailleurs, aux banques et aux régulateurs.

Les organisations ont de plus en plus besoin de professionnels capables de :

  • Lire les listes de sanctions et comprendre la portée d'un gel des avoirs
  • Expliquer la portée et les limites des exemptions humanitaires
  • Négocier avec les bailleurs des clauses antiterroristes applicables
  • Conduire des évaluations des risques pour les programmes en zones à haut risque
  • Concevoir des procédures proportionnées de vérification des partenaires
  • Défendre un ciblage fondé sur les besoins face à des exigences de filtrage inappropriées
  • Prévenir les détournements de l'aide et enquêter sur ceux-ci
  • Préparer une documentation acceptée par les banques
  • Conseiller le personnel sur les risques juridiques lors des négociations d'accès
  • Relier le risque lié aux mesures antiterroristes à la planification de la sécurité du personnel
  • Rendre compte du risque résiduel aux conseils d'administration et aux bailleurs
  • Partager équitablement les risques avec les partenaires locaux

Des systèmes solides de gestion des risques liés aux mesures antiterroristes aident les organisations à :

  • Maintenir ouverts les canaux de financement et bancaires
  • Atteindre les personnes en fonction de leurs besoins
  • Protéger le personnel et les partenaires contre les préjudices juridiques et sécuritaires
  • Rendre compte aux bailleurs et aux régulateurs
  • Réduire le risque de détournement de l'aide
  • Éviter une surconformité qui nuit à l'action fondée sur les principes
  • Réagir rapidement et de manière cohérente aux incidents
  • Préserver l'acceptation par les communautés
  • Tirer les leçons des incidents et améliorer les contrôles

Des systèmes solides rendent aussi le plaidoyer plus crédible : les organisations qui documentent leurs contrôles sont mieux placées pour demander aux bailleurs et aux banques un traitement proportionné.


À qui s'adresse cette formation à la gestion des risques liés aux mesures antiterroristes ?

Ce programme s'adresse à :

  • Directeurs pays et chefs de mission
  • Responsables de programmes humanitaires
  • Responsables des risques et de la conformité
  • Conseillers et conseils juridiques
  • Directeurs financiers et personnel de trésorerie
  • Responsables des subventions et des partenariats
  • Responsables des achats et de la logistique
  • Auditeurs internes
  • Conseillers sûreté et sécurité
  • Chargés de politiques et de plaidoyer travaillant sur l'espace humanitaire
  • Personnel des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge
  • Agents des agences donatrices gérant des subventions humanitaires
  • Agents des administrations qui financent ou coordonnent l'aide humanitaire
  • Personnel des agences des Nations unies et des organisations internationales
  • Membres des conseils d'administration d'ONG humanitaires

Les cadres intermédiaires et supérieurs en tirent le plus grand profit, surtout lorsque des collègues des finances, des programmes et du juridique participent ensemble.

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Objectifs de la formation à la gestion des risques liés aux mesures antiterroristes

À l'issue de cette formation à la gestion des risques liés aux mesures antiterroristes, les participants seront en mesure de :

  • Expliquer comment les mesures antiterroristes et les sanctions interagissent avec une action humanitaire fondée sur les principes
  • Identifier les mesures mondiales, régionales et nationales qui s'appliquent à leur travail
  • Appliquer la résolution 2664 de l'ONU et les exemptions humanitaires de l'UE à des cas pratiques
  • Analyser les clauses antiterroristes des accords avec les bailleurs
  • Expliquer la Recommandation 8 révisée du GAFI et ce qu'elle implique pour les organismes à but non lucratif
  • Évaluer et classer les risques liés à l'antiterrorisme dans l'ensemble des opérations
  • Concevoir une diligence raisonnable proportionnée envers les partenaires et des contrôles contre le détournement de l'aide
  • Préparer les échanges avec les banques sur l'accès aux services financiers
  • Intégrer le risque lié aux mesures antiterroristes dans la gestion des risques de l'organisation
  • Relier le risque juridique et la sécurité du personnel dans la planification opérationnelle
  • Attribuer les responsabilités et les ressources de la gestion des risques
  • Élaborer un plan d'action pour leur organisation

Les objectifs reflètent à la fois le périmètre initial de ce programme et les principales évolutions du droit et des normes depuis 2022.

Travailleurs humanitaires tués : 2023 et 2024
Monde, 2023293
Monde, 2024383
Soudan, 202325
Soudan, 202460

Source : données de l'Aid Worker Security Database publiées par OCHA, août 2025

Trois questions que posent les directeurs 3 questions rapides

1. Qu'a créé la résolution 2664 (2022) du Conseil de sécurité des Nations unies ?

2. Qu'exige la Recommandation 8 révisée du GAFI (2023) pour les organismes à but non lucratif ?

3. Qu'a décidé le Conseil d'État français en février 2023 ?


Contenu et structure du programme

Votre parcours de 5 jours touchez un jour pour voir les sessions
    • Les principes humanitaires et leurs fondements juridiques
    • Terrorisme, lutte contre le terrorisme et droit international humanitaire
    • Droit international des droits de l'homme et garanties procédurales
    • Le paysage actuel du terrorisme : constats du Global Terrorism Index
    • Types de mesures : sanctions, droit pénal, règles de financement et clauses des bailleurs
    • Là où les mesures rencontrent le travail humanitaire : accès, financement, partenaires et personnel
    • Enseignements des recherches du NRC et d'OCHA sur l'impact
Contenu détaillé jour par jour

Le programme se déroule sur cinq jours, du paysage juridique aux contrôles pratiques, jusqu'à un échange final entre pairs.

  • Jour 1 : mesures antiterroristes et action humanitaire fondée sur les principes
  • Jour 2 : sanctions, exemptions et exigences des bailleurs
  • Jour 3 : financement, banques et évaluation des risques
  • Jour 4 : contrôles internes, diligence raisonnable et sécurité du personnel
  • Jour 5 : échange entre pairs et plan d'action de l'organisation

Contenu détaillé jour par jour

Premier jour | Mesures antiterroristes et action humanitaire fondée sur les principes

  • Les principes humanitaires et leurs fondements juridiques
  • Terrorisme, lutte contre le terrorisme et droit international humanitaire
  • Droit international des droits de l'homme et garanties procédurales
  • Le paysage actuel du terrorisme : constats du Global Terrorism Index
  • Types de mesures : sanctions, droit pénal, règles de financement et clauses des bailleurs
  • Là où les mesures rencontrent le travail humanitaire : accès, financement, partenaires et personnel
  • Enseignements des recherches du NRC et d'OCHA sur l'impact
  • Deux trajectoires : des contrôles plus stricts et des garanties humanitaires renforcées
  • Cartographier les mesures applicables à vos opérations

Atelier : cartographier votre exposition

Chaque participant cartographie les mesures antiterroristes et les sanctions qui s'appliquent à l'une de ses opérations : les pays concernés, les bailleurs, les banques utilisées et les groupes désignés présents dans la zone. Les groupes comparent leurs cartographies et déterminent quelles mesures créent les contraintes pratiques les plus fortes et où des informations manquent.

Deuxième jour | Sanctions, exemptions et exigences des bailleurs

  • Où trouver les listes et règlements de sanctions de l'ONU, de l'UE et nationaux
  • Le gel des avoirs et la notion de mise à disposition de fonds
  • La résolution 2664 (2022) du Conseil de sécurité des Nations unies et sa portée
  • La résolution 2761 (2024) et le régime visant l'EIIL et Al-Qaida
  • La mise en œuvre par l'UE au moyen du règlement 2023/720 et des décisions connexes
  • Infractions de soutien matériel dans le droit national
  • Clauses antiterroristes des accords avec les bailleurs
  • Négocier les clauses et solliciter des orientations auprès des bailleurs
  • Documenter le recours aux exemptions

Étude de cas : appliquer l'exemption humanitaire

Les participants travaillent sur un scénario illustratif, présenté comme tel, dans lequel des paiements pour l'accès, des taxes locales ou des loyers pourraient bénéficier à un groupe désigné. À partir du texte de la résolution 2664 et du règlement de l'UE, les groupes déterminent quels paiements une exemption peut couvrir, ce qui reste incertain au regard du droit national et des conditions des bailleurs, et quels documents l'organisation doit conserver.

Troisième jour | Financement, banques et évaluation des risques

  • La Recommandation 8 du GAFI telle que révisée en novembre 2023
  • Des mesures ciblées, proportionnées et fondées sur les risques pour les organismes à but non lucratif
  • Pourquoi les banques réduisent leurs risques et comment cela affecte les transferts humanitaires
  • Constats du NRC sur les paiements retardés et refusés
  • Dialogue tripartite entre gouvernements, banques et ONG
  • Préparer un dossier de conformité prêt pour les banques
  • Identifier et catégoriser les risques liés aux mesures antiterroristes
  • Probabilité, impact et appétence au risque
  • Définir et attribuer les responsabilités

Atelier : élaborer un registre des risques

Les équipes élaborent un registre des risques liés aux mesures antiterroristes et aux sanctions pour une opération multipays. Elles identifient les risques liés au financement, aux banques, aux partenaires, aux achats, aux transferts monétaires et au personnel, évaluent leur probabilité et leur impact, définissent des contrôles et des responsables, et s'accordent sur les risques résiduels à soumettre à la direction ou aux bailleurs.

Quatrième jour | Contrôles internes, diligence raisonnable et sécurité du personnel

  • Composantes d'un cadre de gestion des risques
  • Codes de conduite et politiques de lutte contre le terrorisme
  • Diligence raisonnable proportionnée envers les partenaires
  • Le débat sur le criblage des bénéficiaires et l'assistance fondée sur les besoins
  • La décision du Conseil d'État de 2023 sur le criblage
  • Contrôles contre le détournement dans les achats, les transferts monétaires et les distributions
  • Politiques RH, vérification des antécédents du personnel et conflits d'intérêts
  • Sécurité du personnel et devoir de protection liés au risque juridique
  • Suivi, audit et revue des contrôles

Atelier : concevoir une procédure de diligence raisonnable

Les groupes rédigent une procédure de diligence raisonnable envers les partenaires, proportionnée au risque et conforme aux principes humanitaires. Ils déterminent quelles vérifications s'appliquent à quel niveau de risque, comment les résultats sont consignés, comment les partenaires sont accompagnés plutôt que simplement contrôlés, et comment la procédure s'articule avec le signalement des incidents et les plans de sécurité du personnel.

Cinquième jour | Échanges entre pairs et plan d'action organisationnel

  • Visite technique ou échange entre pairs avec des praticiens de l'humanitaire
  • Discussion d'approches pratiques de la conformité et de l'accès
  • Comparer les approches de gestion des risques entre organisations
  • Ressources nécessaires à la gestion des risques
  • Rendre compte aux conseils d'administration et aux bailleurs
  • Partage des risques avec les partenaires locaux
  • Suivi et évaluation des contrôles des risques
  • Élaborer un plan d'action organisationnel
  • Présentations et retours des pairs

Exercice de synthèse : plan organisationnel de gestion des risques

Chaque équipe présente pour son organisation un plan de gestion des risques qui rassemble les outils de la semaine : cartographie de l'exposition, registre des risques, procédure de diligence raisonnable, plan type du dossier bancaire et liens avec la sécurité du personnel. Les pairs et l'animateur examinent chaque plan sous l'angle de la proportionnalité, de la conformité aux principes humanitaires et du réalisme des ressources.

  1. Opération
  2. Enregistrement
  3. Contrôle
  4. Données probantes
  5. Opinion
La piste d'auditCe programme suit les étapes suivantes : transaction, enregistrement, contrôle, opinion (mis en évidence).Un auditeur ne peut se fier à un chiffre que si chaque maillon jusqu'à la transaction d'origine est solide.

Méthodologie de la formation à la gestion des risques liés aux mesures antiterroristes

Le programme est interactif et pratique. De courtes présentations sont suivies de travaux sur des cas, et les participants sont invités à partager leur propre expérience selon des règles de confidentialité claires.

Le programme associe :

  • Exposés d'experts sur le droit, les normes et les pratiques
  • Lecture attentive des résolutions, règlements et clauses
  • Scénarios de cas illustratifs, clairement signalés comme tels
  • Exercices de conception d'un registre des risques et de procédures de diligence raisonnable
  • Discussion en groupe de dilemmes
  • Échanges entre pairs réunissant ONG, agences des Nations unies et bailleurs
  • Listes de contrôle et modèles utilisables immédiatement
  • Sessions de questions-réponses
  • Accompagnement individuel fondé sur la pré-évaluation
  • Plan d'action

Avant le programme, Risalat examine les attentes et les connaissances actuelles de chaque participant afin que l'animateur puisse se concentrer sur les points les plus importants. Les équipes peuvent aussi utiliser l'audit de gouvernance gratuit pour examiner leurs contrôles en amont.


Visites techniques et programme sur site

Le programme initial comprenait une visite d'immersion, et celle-ci est maintenue. Une partie du cinquième jour est réservée à une visite technique ou à un échange structuré entre pairs avec des praticiens humanitaires basés à Paris, axé sur la manière dont les organisations gèrent concrètement la conformité, l'accès aux services financiers et une programmation fondée sur les principes.

Les visites sont confirmées avec les organisations hôtes à l'approche des dates du programme et dépendent de leur disponibilité. Lorsqu'une visite ne peut être organisée, elle est remplacée par un échange modéré entre pairs avec des praticiens invités. Les échanges respectent les règles de confidentialité de l'hôte.


Résultats attendus

À l'issue de cette formation à la gestion des risques liés aux mesures antiterroristes, les participants seront en mesure de :

  • Cartographier les mesures antiterroristes et les sanctions qui affectent leurs opérations
  • Appliquer les exemptions humanitaires et documenter leur utilisation
  • Négocier avec les bailleurs des clauses antiterroristes plus claires
  • Aborder les banques avec un dossier de conformité bien préparé
  • Tenir un registre des risques avec des responsables clairement désignés
  • Mener une diligence raisonnable proportionnée envers les partenaires
  • Renforcer les contrôles contre le détournement de l'aide
  • Relier le risque juridique à la planification de la sécurité du personnel
  • Présenter à la direction un plan de gestion des risques doté de moyens

Les participants repartent avec un ensemble de modèles éprouvés et un plan qu'ils peuvent commencer à appliquer dès leur prochain cycle de subventions.

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3 950 £ par participant · facture et virement bancaire · réduction pour les groupes de 5 personnes ou plus

1participant(s)
3 950 £au tarif standard

Registration closes in 48 days (20 Dec 2026)


Application institutionnelle de la formation à la gestion des risques liés aux mesures antiterroristes

Ce programme aide les organisations à renforcer :

  • Gouvernance des risques au niveau du conseil d'administration et de la direction
  • Politiques de conformité en matière de lutte contre le terrorisme et de sanctions
  • Gestion des subventions et négociation avec les bailleurs
  • Sélection des partenaires, appui à leurs capacités et suivi
  • Trésorerie et relations bancaires
  • Contrôles des achats et des transferts monétaires
  • Politiques de ressources humaines
  • Gestion des risques de sécurité et devoir de protection
  • Audit interne et assurance
  • Signalement des incidents et enquêtes
  • Politiques et plaidoyer sur l'espace humanitaire

Les participants repartent avec des outils pratiques pour améliorer :

  • Cartographies de l'exposition aux mesures antiterroristes
  • Registres des risques
  • Listes de contrôle pour l'examen des clauses des bailleurs
  • Notes de documentation des exemptions
  • Procédures de diligence raisonnable envers les partenaires
  • Plans types de dossiers de conformité bancaire
  • Listes de contrôle contre le détournement de l'aide
  • Formulaires de signalement des incidents

Pour inscrire ces outils dans un examen plus large des systèmes, les organisations peuvent utiliser l'évaluation gratuite des capacités institutionnelles de Risalat.


Pertinence régionale & mise en application

Afrique

Selon le Global Terrorism Index 2025, le Sahel a concentré plus de la moitié des décès liés au terrorisme dans le monde, et trois des cinq pays les plus touchés étaient sahéliens. Les organisations humanitaires de la région composent avec les sanctions et les lois antiterroristes, et ont besoin de contrôles qui permettent à l'aide de continuer à parvenir aux personnes dans le besoin.

Moyen-Orient

Des recherches publiées avec le NRC et OCHA sur le Territoire palestinien occupé ont documenté des projets bloqués et une autocensure liés aux mesures antiterroristes, et des études ultérieures sur la réponse en Syrie ont examiné l'effet du de-risking bancaire. Les organisations de la région continuent de gérer des exigences bancaires et de bailleurs complexes.

Asie

Le Pakistan figurait parmi les pays les plus touchés dans le Global Terrorism Index 2025 et occupe la première place dans l'édition 2026. Les agences qui interviennent dans certaines régions d'Asie du Sud et d'Asie centrale ont besoin de politiques claires concernant les partenaires, les paiements et l'accès.

Europe

Les bailleurs et ONG européens sont soumis aux règlements de l'UE sur les sanctions, qui comportent des exemptions humanitaires depuis 2023, ainsi qu'aux législations nationales de lutte contre le terrorisme. De nombreux sièges étant situés en Europe, les décisions qui y sont prises façonnent les pratiques de terrain dans le monde entier.

Amérique latine

Les acteurs humanitaires de certaines régions d'Amérique latine sont eux aussi confrontés à des groupes armés désignés et à des contrôles financiers. Les mêmes outils d'évaluation des risques, de diligence raisonnable et de dialogue avec les banques s'appliquent.

Les participants adaptent les outils de la semaine à leur propre cadre juridique et à leur combinaison de bailleurs.


Profil du pays d'accueil – France

Paris est l'un des principaux centres européens des affaires internationales, avec de bonnes infrastructures de conférence et des liaisons aériennes et ferroviaires directes vers une grande partie du monde. La ville accueille l'OCDE et de nombreuses organisations internationales et humanitaires, ce qui en fait un lieu pratique pour que les praticiens se rencontrent et comparent leurs approches.

La France est une référence pertinente sur ce sujet. Le Groupe d'action financière (GAFI) a été créé lors du sommet du G7 à Paris en 1989, et son secrétariat est hébergé par l'OCDE à Paris ; le GAFI a révisé en novembre 2023 sa Recommandation 8 relative aux organismes à but non lucratif. En février 2023, le Conseil d'État, plus haute juridiction administrative française, a annulé des lignes directrices de 2021 du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères qui imposaient le criblage des bénéficiaires finaux au regard des listes de sanctions, à la suite d'un recours de huit ONG françaises coordonné par Coordination SUD. La France publie également une stratégie humanitaire pour 2023 à 2027.

La France fait partie de l'espace Schengen. Les participants qui ont besoin d'un visa Schengen doivent en faire la demande suffisamment tôt auprès du consulat de France ou du centre de visas compétent ; Risalat fournit des lettres d'invitation et des conseils en matière de visa. Paris est desservie par deux grands aéroports internationaux et un vaste réseau de transports en commun.


Livrables de la formation à la gestion des risques liés aux mesures antiterroristes

Risalat accompagne les participants avant, pendant et après le programme.

Avant le programme

  • Pré-évaluation des participants
  • Évaluation de la préparation en matière de gestion des risques liés aux mesures antiterroristes
  • Ressources sur la gestion des risques liés aux mesures antiterroristes
  • Lectures préparatoires
  • Aide et conseils gratuits pour le visa
  • Accueil à l'aéroport & assistance à l'arrivée
  • Hébergement avec petit-déjeuner
  • Dîner de bienvenue et de réseautage

Pendant le programme

  • Kit de formation Risalat (sac, gourde, mug, t-shirt, casquette, protège-passeport, stylos, carnet, magnet & porte-clés)
  • Manuel complet de la formation à la gestion des risques liés aux mesures antiterroristes
  • Modèle de cartographie de l'exposition
  • Registre des risques liés aux mesures antiterroristes et aux sanctions
  • Liste de contrôle pour l'examen des clauses des bailleurs
  • Modèle de procédure de diligence raisonnable envers les partenaires
  • Plan type du dossier de conformité bancaire
  • Ateliers pratiques & simulations
  • Discussions de groupe & apprentissage entre pairs
  • Déjeuner et pauses-café quotidiens
  • Accès complet aux installations du lieu de formation
  • Mini tablette avec supports pédagogiques numériques
  • Visite de terrain (le cas échéant)
  • Visite récréative de la ville

Après le programme

  • Certificat de participation
  • Distinction Risalat de participation au programme
  • Documents de référence après la formation
  • Plan de gestion des risques de l'organisation
  • Guide de référence sur les sanctions et les exemptions
  • Accompagnement après la formation & conseils de suivi
  • Rapport du programme

Les institutions peuvent demander une version intra sur mesure de ce programme, adaptée à leurs bailleurs, à leurs pays d'intervention et à leurs politiques internes.


Difficultés courantes de la gestion des risques antiterroristes pour les acteurs humanitaires, et comment cette formation y répond

Comment savoir quelles mesures antiterroristes s'appliquent à notre travail ?

Les jours 1 et 2 montrent où trouver les mesures de l'ONU, de l'UE et des États, et comment les mettre en regard du financement, des banques, des partenaires et des lieux d'intervention, grâce à l'atelier de cartographie de l'exposition.

Comment les exemptions humanitaires fonctionnent-elles en pratique ?

Le jour 2 passe en revue les résolutions 2664 et 2761 ainsi que les règlements de l'UE, et l'étude de cas montre ce qu'une exemption peut couvrir et ce qui dépend encore du droit national et des conditions des bailleurs.

Comment réagir lorsque des bailleurs nous demandent de filtrer les bénéficiaires ?

Le jour 4 traite du débat sur le filtrage des bénéficiaires, de la décision du Conseil d’État français et des moyens de discuter avec les bailleurs d'alternatives proportionnées, tout en maintenant une assistance fondée sur les besoins.

Comment maintenir les virements bancaires vers les zones à haut risque ?

Le jour 3 explique pourquoi les banques réduisent leurs risques, ce qu'attend la Recommandation 8 révisée du GAFI et comment préparer un dossier de conformité qui réponde aux questions des banques.

Comment vérifier nos partenaires sans nuire aux partenariats ?

L'atelier du jour 4 élabore une procédure de diligence raisonnable adaptée au risque, avec un appui aux partenaires et un partage équitable des risques.

Comment relier le risque juridique et la sécurité du personnel ?

Le jour 4 relie le risque lié aux mesures antiterroristes au devoir de protection, à la négociation de l'accès et au signalement des incidents, afin que les équipes de sécurité et de conformité travaillent à partir du même plan.

Comment transformer la formation en changement durable ?

L'exercice de synthèse du jour 5 aboutit à un plan de gestion des risques doté de ressources, examiné par les pairs, que les participants rapportent à leur direction et à leur conseil d'administration.


Questions fréquentes

S'agit-il d'un cours sur les opérations de sécurité ?

Non. Il porte sur la manière dont les organisations humanitaires gèrent les risques juridiques, financiers et de sécurité que les mesures antiterroristes et les sanctions font peser sur une action humanitaire fondée sur les principes. Il est neutre et non opérationnel.

Qu'est-ce que l'exemption humanitaire ?

La résolution 2664 (2022) du Conseil de sécurité de l'ONU dispose que la fourniture de fonds ou de biens nécessaires à l'assistance humanitaire ne viole pas les gels d'avoirs de l'ONU. La résolution 2761 (2024) l'a étendue au régime visant l'EIIL et Al-Qaida sans date d'expiration, et l'UE l'a appliquée en 2023.

Pourquoi la Recommandation 8 du GAFI concerne-t-elle les ONG ?

Sa révision de novembre 2023 exige des mesures ciblées, proportionnées et fondées sur les risques pour les organisations à but non lucratif, ce qui aide les ONG à s'opposer aux restrictions générales et favorise un meilleur dialogue avec les banques et les régulateurs.

Qui devrait participer ?

Directeurs pays, personnel des programmes, des finances, des subventions, de la conformité, du juridique, de l'audit et de la sécurité des ONG, des agences des Nations unies et des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, ainsi que les agents des bailleurs et des administrations qui financent l'aide humanitaire.

Une visite est-elle prévue pendant le programme ?

Oui. Une partie du dernier jour est consacrée à une visite technique ou à un échange entre pairs avec des praticiens humanitaires à Paris, confirmé avec les organisations hôtes à l'approche des dates.

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Pourquoi Paris pour ce programme

Paris donne accès à l'OCDE et à de nombreuses institutions francophones, idéal pour les délégations francophones.

Le programme Mesures antiterroristes & gestion des risques humanitaires à Paris, en février 2027, réunit des fonctionnaires et des professionnels venus d'Europe, d'Afrique, du Moyen-Orient et d'Asie. Les sessions associent de courts exposés, des études de cas et des travaux de groupe sur les dossiers des participants, et une visite d'étude auprès des institutions de la ville peut être ajoutée sur demande.

Accès : Charles-de-Gaulle (CDG).

Vérifiez si vous avez besoin d'un visa avec le vérificateur de visa gratuit, et demandez une lettre d'invitation une fois inscrit.

Autres programmes à Paris

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Ce que comprennent les frais

Aide au visa (gratuite)
Évaluation des participants
Accueil à l'aéroport
Hébergement
Wi-Fi
Dîner de bienvenue
Petit-déjeuner
Kit d'atelier
Supports du programme
Experts du programme
Activités pratiques
Déjeuner
Pauses-café
Atelier interactif
Plan de la ville & itinéraires
T-shirt Risalat (offert)
Visite de terrain
Certificat du programme
Visite récréative
Rapport du programme
Frais par participant3 950 £S'inscrire →